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La congrégation des soeurs de saint-joseph de cluny vont célébrer du 16 au 19 mars 2007 à Mana le bicentenaire 1807-2007.

Marche de la région vers le bicentenaire

mercredi 14 février 2007

A cette occasion, de nombreuses féstivités spirituelles et culturelles sont prévus dans le cadre de cet évènement très important pour la commune de Mana et de ses populations.


Programme spirituel à Mana

1°) TRIDUUM PREPARATOIRE : Vendredi 16, Samedi 17, Dimanche 18 mars

Vendredi 16 Mars 2007

À l’Église

17H00 - 18H00 : Animation spirituelle (adoration, chants...)
18H00 - 19H00 : Messe (en lien avec le thème)

Sur la place République (devant la Mairie)

Soirée d’évangélisation animée par Mme Pascale MONTFORT (d’HaÏti) de 20H00 à 22H00

* Chants * Flash Anne-Marie JAVOUHEY au cours de chaque soirée.

Samedi 17 mars 2007

PROGRAMME :

20h00 : Début des festivités

Intervention de Monsieur Georges PATIENT Maire de Mana (Rassembleuse et croyante)
Fanfare de Mana
Orchestre d’évangélisation
Intervention de Sœur Marie SUZELLE (Anne-Marie JAVOUHEY femme de Communion)

22h00 :

Intervention de Monsieur Eugène Epailly historien (bâtisseur de Communauté après Anne-Marie JAVOUHEY)
Groupe BIGI BAND
TAMBOURS SANS FRONTIERE
Orchestre d’évangélisation

00h00 : Fin des festivités

DIMANCHE 18 MARS

Eucharistie présidée par Monseigneur Emmanuel LAFONT, Evêque de Cayenne

10h00 : Bénédiction de l’église restaurée

Historique de cette construite par Anne-Marie JAVOUHEY

Après la Messe, Kermesse tenue par les anciens Elèves de Saint Joseph de Mana, avec stands divers.

Après la Messe de 9H00, Kermesse tenue par les Anciens Elèves de Saint Joseph de Mana avec stands divers

LUNDI 19 MARS

Le matin : 9h30

Messe du bicentenaire, animation par chorale paroissiale.

Le soir :

17H00 : * à l’Eglise - Vêpres de Saint Joseph 20h00 : * dernière soirée d’évangélisation

* Clôture Solennelle avec le « Salve Régina »* Distribution de pensées d’Anne-Marie JAVOUHEY...

BIENHEUREUSE MERE JAVOUHEY

SA VIE

Anne-Marie naît le 10 novembre 1779 à Jallanges (Côte d’Or) où son père, Balthazar Javouhey loue une ferme. Elle est la cinquième enfant d’une famille qui en comptera dix et l’aînée des filles.

Peu de temps après la famille s’installe à Chamblanc d’où est originaire son père.


Pendant la Révolution elle cache des prêtres non assermentés et facilite leur ministère : célébrations clandestines, visite aux malades. C’est durant cette période mouvementée que clandestinement elle se consacre à Dieu lors d’une messe.

En 1800, elle entre chez les sœurs de la charité à Besançon. C’est là qu’elle perçoit l’appel missionnaire. Elle voit un matin des enfants de toutes les couleurs et entend Sainte Thérèse d’Avila lui dire : "voici les enfants que Dieu te donne, je serai la protectrice de ton ordre."

En 1803, nouvel essai à la Trappe sous la direction de Dom de Lestrange qui authentifie sa vocation de fondatrice.

En 1805 le Pape Pie VII, de retour du sacre de Napoléon 1er, s’arrête à Chalons-sur-Saône pour les fêtes de Pâques. Anne-Marie obtient une audience et reçoit la bénédiction du Pape qui lui dit : "Courage, mon enfant… Dieu opérera par vous beaucoup de choses pour sa gloire."


Le 12 mai 1807, prise d’habit et profession à Chalon des 4 sœurs Javouhey et de 5 compagnes. La congrégation est fondée et prendra le 29 mai 1812 le nom de Sœurs de Saint Joseph de Cluny, suite à l’acquisition par son père du couvent des Récollets à Cluny. En 1815 A-M Javouhey ouvre à Paris l’école du Marais. Devant le succès rencontré, le ministre des colonies demande des sœurs pour aller en outre-mer.

A partir de 1817 la fondatrice envoie des Sœurs dans les Missions : la Réunion alors Ile Bourbon puis le Sénégal, la Guyane, les Antilles, Saint Pierre et Miquelon, l’Inde, la Polynésie.

En 1815 elle est dans l’Oise. Très bien accueillie par Mgr. Gignoux et par les autorités civiles, elle ouvre des communautés.

En 1819 c’est Bailleul-sur-Thérain où sera installée une école, puis un noviciat et le premier petit séminaire africain. Elle a l’intuition qu’il faut des missionnaires africains pour évangéliser l’Afrique. En 1825 elle fait venir des jeunes africains pour les instruire et les préparer à être enseignants ou prêtres, selon la vocation de chacun. Ils seront transférés à Limoux dans l’Aude en 1829 car le climat y est plus clément.

Trois d’entre eux seront ordonnés prêtres le 19 septembre 1840. Bailleul sur Thérain restera un haut lieu des origines de cette famille religieuse.

Jusqu’à 30 communautés vont s’ouvrir pour peu ou beaucoup de temps : l’hôtel-Dieu à Beauvais, Senlis, Le Mesnil Saint Firmin, Crépy en Valois, selon les besoins de la Mission, sous le souffle de l’Esprit. La Sainte Volonté de Dieu est sa boussole.

Elle écrit à Mgr. Gignoux, évêque de Beauvais : "J’ai le bonheur d’appartenir à l’Eglise du fond de mon âme, et si la congrégation devait s’écarter d’un iota des règles de l’Eglise, j’aimerais mieux qu’elle fut anéantie."

Le 1er février 1822, A.-M. Javouhey s’embarque pour le Sénégal. Elle est fascinée par l’Afrique. Elle admire la ferveur des musulmans dans l’assiduité à pratiquer leur religion. Mais elle y découvre aussi la profonde misère, les maladies, l’esclavage et bien de maux auxquels il faut remédier.

En 1828 elle part en Guyane avec son frère et ses religieuses, d’abord à Cayenne puis à La Mana.

Tout s’organise rapidement ; travail et régularité seront la loi. Messe quotidienne à 4h15 et prière générale à 5h. Travail de 5h30 à 10h et de 14h à 18h. Le temps libre n’est pas oublié pour autant.

On plante, construit, cultive, élève des troupeaux. La fermière bourguignonne est heureuse et rend heureux les gens autour d’elle. C’est là qu’un projet de préparation à la libération de plus de 500 esclaves va se réaliser. Une population est remise debout, apprend à connaître et à servir Dieu et vivra désormais dans la dignité. Leur joie est immense et Anne-Marie rend grâce à Dieu, car elle y voit son action.

Elle prouve ainsi que des esclaves peuvent devenir libres. Elle les aime, et ils le lui rendent bien.

En 1838 elle libère 185 esclaves noirs.

Des problèmes l’attendent : l’évêque d’Autun veut lui reprendre la congrégation et la diriger à sa façon. Elle va devoir faire face à la jalousie, la souffrance et l’humiliation. Elle écrit : " ce qui m’afflige jusqu’au fond de l’âme, c’est que Monseigneur l’évêque d’Autun, égaré par de faux rapports, ait pu rédiger contre moi et contre la congrégation, des notes diffamatoires". Mais, recevant l’appui de l’évêque de Beauvais, elle tient bon.

"Nous sommes sauvées du naufrage" s’exclame-t-elle, lorsqu’en 1849, l’archevêque de Paris autorise l’établissement du noviciat principal dans l’actuelle Maison-Mère de Paris.

Fin mai 1851 elle se rend à Senlis ; ce sera son dernier voyage.

Le 15 juillet 1851 elle décède à Paris

.

Mère Javouhey a gouverné sa congrégation pendant 44 ans et laisse plus de 1000 sœurs aux 4 coins du monde.

Elle est enterrée, comme elle l’avait souhaitée, dans la chapelle de l’actuel collège de Senlis.

Le 15 octobre 1950 elle est proclamée Bienheureuse par le pape Pie XII

. Son corps est transféré à la Maison Mère de Paris où seront prélevés les reliques. Son cœur est conservé à la Maison Mère.

Le 22 février 1951 le cercueil est ramené à Senlis

et replacé dans la crypte de la chapelle qui a conservé son caveau et ses reliques. Elle entraîne ses sœurs dans la fidélité à l’appel reçu à le suivre dans la vie religieuse missionnaire." Quand le Bon Dieu appelle, Il nous donne sa force."

Elle ne cesse de recommander à ses sœurs l’union à Dieu au milieu de leurs occupations, elle demande de garder sans cesse l’esprit d’oraison, et de vivre en Présence de Dieu. Elle donne beaucoup de conseils pratiques pour vivre dans la fidélité constante la recherche de Dieu.

Elle attache la plus haute importance à la charité fraternelle : " Aimez-vous comme des sœurs, respectez-vous comme des reines."

Elle les exhorte au zèle apostolique : il faut un réel amour du Seigneur pour traverser les mers à cette époque, en un mot être prête à donner sa vie pour Dieu et ses frères.

C’est une "femme de Dieu", à l’écoute de la Volonté Divine : " Je désire faire la Volonté de Dieu et rien de plus"

C’est une "femme prophète" : Il faut être de son temps pour le gagner à Jésus-Christ."

C’est une "femme éducatrice de la liberté"

 : "Notre mission est moins de donner du travail (aux esclaves) que de leur en faire comprendre l’utilité et le parti qu’ils peuvent tirer pour l’avenir de leur conduite d’hommes libres" Au 1er janvier 2002, sa famille religieuse compte 2960 sœurs réparties en 412 communautés, dont 4 dans l’Oise, à Senlis, Beauvais, au Mesnil-Saint-Firmin et à Feuquières et qui, dans son sillage, s’appliquent à vivre contemplation et service de la Mission dans l’Eglise qui est dans l’Oise.



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